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Une épreuve sportive de VTT sympathique et exigeante
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Quel chantier!

5 mai 2019 Pas de commentaire

Cela faisait un moment qu’Alain et Jean-Marc, dans le cadre de leur préparation à l’Ardéchoise, souhaitaient rouler en montagne.
Mercredi 1er mai, météo France nous prévoit du beau temps sur les Pyrénées. L’invitation est donc lancée pour une sortie route du coté de Luchon avec au programme, des cols.
Seuls 5 STONES ont répondu favorablement à l’appel avec une pensée pour Alexis, malade. Départ 8 heures de Blagnac, direction Cierp-Gaud ou nous arrivons sans encombre.
Le problème est que la température monte rapidement. Je choisi maillot court avec manchettes et corsaire. Philippe comme souvent, est trop chaudement habillé. Je lui fais remarquer et vais préparer mon vélo. Lorsque je me retourne, je retrouve Philippe, complètement à poil sur la place de la mairie, qui cherche ses fringues dans son sac. Enfin, lorsque je dis « complètement », j’exagère, il a gardé sa ceinture cardiaque. On a sa pudeur quand même.
Tout le monde est prêt ? Presque, Anthony se bat avec son boyau avant. Il gonfle mais la pression ne tient pas. On bidouille 10 minutes, tout le monde y va de sa solution mais rien n’y fait. On décide de charger le boyau, mais avec le programme prévu, 3 cols et les descentes qui vont avec, faudra être super prudent. Pour descendre un col, il y a mieux qu’un boyau avant non collé sur la roue.
On y va ? pas encore, la voiture de Philippe ne veut plus se fermer. On regarde les portes, débranche la remorque on avance, on recule, rien n’y fait. Dépité nous décidons de transférer le matériel dans la voiture de Jean-Marc et là, MIRACLE, la voiture accepte de se fermer… La cause ? Philippe avait la seconde clef dans son sac et donc, la voiture s’est mise en sécurité avec impossibilité de fermer les portes.
Bien maintenant on part. Direction le col des Ares que nous montons tranquillement. Arrivés en haut, petite photo traditionnelle, on en profite pour se ravitailler et on plonge dans la descente relativement facile, des enchaînements et un seul virage en épingle. Nous arrivons rapidement à Sengoignet et bifurquons direction le pont de L’Oule où il est possible de choisir entre deux cols : Le portet d’Aspet et le col de Menté. Notre route est tracée, ce sera le col de Menté, 11 km à 7% de moyenne avec un pic à 11,5%. Nous nous regroupons et commençons la montée de façon raisonnable jusqu’au coup de cul avant le « Couledoux ».
Tu parles, quel nom à la con! Il ne devait pas faire du vélo celui qui a appelé ce coin « Couledoux ». Là ça grimpe et le groupe éclate. Jean-Marc est devant, sa puissance parle, je suis à 20 mètres, derrière c’est dur et échelonné. Chacun prend son rythme et les kilomètres défilent, Jean-Marc est à une cinquantaine de mètres devant mais je commence à fléchir et au détour d’un virage je ne le vois plus. Les 4 derniers kilomètres et surtout le dernier seront difficiles. J’arrive enfin en haut pour trouver le Jean-Marc faire causette à une charmante dame en débardeur qui faisait bronzette au soleil. Je sais maintenant pourquoi il grimpe vite. On regroupe les troupes et on en profite pour déguster un petit sandwich salé qui casse un peu le goût du sucré de nos aliments habituels. Philippe est satisfait de sa grimpette, habituellement il est en blanc et trempé mais là… il est nickel, souriant, c’est bon signe. On remet nos manchettes et nos vestes sans manche et attaquons la descente. Elle est rapide mais ponctuée de nombreux virages en épingle qui la rendent technique et exigeante pour le matériel. Bizarrement je double sans problème Alain qui habituellement est très rapide et difficile à doubler. Il m’avouera avoir voulu tester ses freins à disque, traumatisé par mes propos lui affirmant que les mécanos des équipes pro étaient surchargés de travail car ils doivent purger et changer les plaquettes de leurs vélos à chaque étape de montagne.
Bon, son test ne durera que quelques secondes parce qu’en bas, il est à 50 m de moi et je n’ai pas chômé. On attend quelques secondes avec inquiétude et lorsque Anthony arrive, nous sommes soulagés. Son boyau a tenu. Se pose maintenant la question de la suite de la rando, car revenir à la voiture ferait court, on continue vers le col du Portillon et on avisera.
Nous prenons donc la route de Bossost, en Espagne. Elle n’est vraiment pas sympa mais elle est la seule à nous permettre à aller au col du Portillon. Nous roulons prudemment mais je remarque de suite qu’Alain n’est pas au top. A chaque petite bosse, il prend 20 mètres, je me mets derrière lui et je vois qu’il pédale carré. J’arrête la troupe et on discute de la suite du parcours. Alain est dans un jour « sans » il a les cuisses cramées. Continuer ne sera pas un plaisir, le mieux est de revenir à la voiture par St Béat et Cierp. Pour ma part cela me conviend car j’ai aussi donné dans le col de Menté et je crains la grimpée du Portillon surtout avec la forte chaleur qu’il fait (30° au GS d’Anthony).
On décide qu’Alain accompagné de Philippe rentrent sur Cierp et Jean-Marc, Anthony et moi partons pour le Portillon. Jusqu’à Bossost ça va, on trouve une fontaine d’eau fraîche pour refaire les pleins et roule dans le Portillon. Le début se grimpe facilement mais arrivé au km 5, près de l’observatoire, la pente se dresse et on passe au dénivelé à deux chiffres et là, ça fait mal. Anthony me passe puis Jean-Marc. Je suis à l’arrêt. J’ai peu de rayons sur la roue avant mais je peux presque les compter en roulant. Je suis collé au goudron, plus de jus, plus de forces. J’avance doucement mais j’avance. Je finis complètement cuit et je retrouve mes deux compères, tranquilles en train de discuter avec les autres cyclistes présents. A voir Anthony, on a l’impression qu’il est monté en voiture, même pas fatigué mais sur la journée et les 3 cols, c’est Jean-Marc qui est largement le meilleur grimpeur. On s’habille et enquille la descente pour arriver à Luchon et prendre la vallée, direction Cierp avec fort vent de face bien sûr. Arrivé à Cierp, Anthony nous fait une Philipette mais il me suis refait un peu de jus, je me colle à lui et le déborde sur la ligne…non mais ! Retour aux voitures ou nous trouvons Alain et Philippe, changés, reposés qui ont eu la gentillesse de nous attendre. Petit bilan de la journée, 110 km, 3 cols, 2500 m de dénivelé. Le retour en voiture sera calme et la soirée tranquille.
A très bientôt sur le vélo et dans nos belles Pyrénées.