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Une épreuve sportive de VTT sympathique et exigeante
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Dimanche 24 mai 2020: Le port de Bales

26 mai 2020 Pas de commentaire

Qui a eu cette idée folle

Un jour d’inventer les cols…

« Je n’aurai jamais dû l’écouter » Lorsque jeudi, lors de notre sortie vtt, Jean-Marc nous a invité à faire le port de Bales qu’il venait de voir lors d’une retransmission du tour de France à la télé, mon premier réflexe a été de refuser. « Pas question, je connais ce col, un des plus difficiles des Pyrénées, il faut vraiment être entrainé pour y aller sans que ce ne soit une galère. »  Et pourtant…on s’est retrouvé, dimanche, Philippe, Christophe,  Jean-Marc et moi à descendre les vélos de la remorque, objectif : Le port de Bales. Petit temps frisquet au départ avec une approche du col relativement soft, jusqu’à Saléchan, direction Mauléon Barousse, véritable départ du col. Il y avait là une banderole : « LE PARADIS  DANS 19 KM » Elle a disparu et on le comprend, car avant le paradis ce sont 19 km d’enfer qui nous attendent. Le départ est sévère, le premier km pique bien aux jambes puis c’est une succession de montées et descentes qui nous font passer à Ferrère puis au km 8 de l’ascension on prend la route sur la gauche qui nous mènera sur en haut du col de Bales. Christophe est inquiet car son  FACTOR a un petit problème et il est venu avec un LOOK monté en Shimano 105 avec 28 max à l’arrière sur des roues Bontrager.  28 c’est court car il y a pas mal de km à 10% de moyenne. Il faut se les enquiller. Je les préviens, je roule à mon rythme car je n’aurais pas dû venir, je ne suis pas assez entrainer et si je tente de les suivre je vais exploser alors, « vous m’attendrez en haut.  Avec vous pris des mots croisés pour vous occuper en m’attendant ? » La hiérarchie est ainsi établie, devant, Philippe, toujours aérien et tranquille, suit de près Jean-Marc, tout en puissance et en volonté et dans sa roue, Christophe qui n’ose pas trop rouler et jette un regard compatissant en ma direction, puis moi qui commence déjà à en baver. Deux km plus loin, je ne les vois plus donc tout ce que je vais vous dire les concernant n’est que supposition. Il semblerait que Philippe ait continué son petit bonhomme de chemin et qu’il ait passé l’ensemble des difficultés sans problème. Même pas fatigué arrivé en haut… (Faudra bien un jour arriver à le débrancher) Derrière c’est la guerre, Jean-Marc résiste mais Christophe arrive à le passer et mène le train sur une grande partie de la montée. Les passages difficiles sont passés de concert et personne n’arrive à creuser un écart substantiel. Certains passages, annoncés à 10% de moyenne, ont quelques passages à 14/15%. Là, le 28 de Christophe est très juste et il doit certainement s’arracher pour mener le train jusqu’au km 18. IL reste alors 1 km et c’est là que JMJ attaque et passe sans rémission Christophe, lui prenant 30 m que ce dernier ne comblera pas c’est donc dans cet ordre que le col est franchi. Derrière, pour moi c’est la galère, jusqu’à 5 km du sommet ça se passait à peu près bien mais après 3 km à 10% de moyenne, les jambes ne répondent plus et chaque coup de pédale est devenu alors très difficile. Heureusement que j’ai un bon équilibre sur le vélo car il y a des passages ou j’étais tellement à l’arrêt qu’en terme aéronautique on aurait dit que j’étais à la limite du décrochage. « Je n’aurai jamais dû l’écouter », vraiment ce col est impitoyable quand on n’est pas assez entrainé et c’est mon cas… Bref j’en bave sévère. C’est bien simple, je roulais entre 5 et 6 km/h et je pouvais compter les rayons de la roue avant. Et puis, coup de pédale après coup de pédale, tour de roue après tour de roue le bout de la cote apparaît avec mes 3 amis qui m’attendent depuis au moins 10 minutes. Ils sont reposés, les amis. Petite photo commémorative, une barre énergétique, on (je) enfile les survestes et on enquille la descente. Prudent le Charly parce quand on est cuit, il y a danger. Petit à petit on se lâche et ça commence à décoiffer, 60, 70 la route n’est pas large mais on reste en dedans même lorsqu’il faudra doubler la voiture d’un conducteur tout étonné de se faire enrhumer par des vélos. Jean-Marc a dû casser son câble de frein parce qu’on n’a pas l’impression de le voir ralentir dans les virages, il avouera plus tard avoir appris la descente en regardant le tour à la télé. Malin le JM. Quelques km en descente avec vent de face qui nous obligera à pédaler sévère et nous retrouvons la voiture et enfin notre bière traditionnelle. Je suis mort, j’en ai bien bavé mais l’essentiel c’était de passer une bonne  journée avec des amis et de retrouver le plaisir de rouler en montagne. Journée pleinement réussie. Merci à Philippe, Christophe, Jean-Marc, d’avoir eu la patience de m’attendre, merci pour votre bonne humeur et c’est bien là l’essentiel. Mais quand même, « je n’aurai jamais dû t’écouter » Jean-Marc. (Là, je plaisante)