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Une épreuve sportive de VTT sympathique et exigeante
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On a retrouvé CETELEM

29 juillet 2020 Pas de commentaire
Dimanche 26 juillet 2020

Cela fait quelques temps que nous ne nous sommes pas retrouvés pour une belle virée en VTT. Le COVID, les contraintes de chacun mais aussi l’absence de randonnée organisée ne nous l’ont pas permis, mais ce dimanche, Stephan nous a invité à aller rouler dans les coteaux au-dessus de Venerque.

Anthony, Philippe, Alexis, Stéphan et moi avons répondu à l’invitation, sous réserve que ce soit une sortie cool sans trop de difficultés compte tenu du manque d’entrainement de certains et des températures prévues. A 9 h tout le monde est là prêt à pédaler et nous avons une pensée pour JMJ qui soigne ses 3 côtes cassées, Jean-Louis et Alain qui manient la truelle avec frénésie depuis quelques mois, Christophe et Nico, obligés de partir en vacances et Djey qui a choisi d’aller faire une rando du côté de ST Ferréol.

Le départ de chez Stéphan se fait bien entendu par la côte « qui tue les cuisses » pour atterrir dans le haut de Venerque sur une petite route qui nous mène sur une piste en légère descente que bien entendu, on enquille à fond, histoire de couvrir de poussière tous ceux qui n’ouvrent pas la route. Les derniers allumeront les antibrouillards et seront repeint de la tête aux pieds. Dommage pour une fois qu’on a 5 maillots du STONE qui roulent ensemble… C’est beau.

Comme je lui avais demandé, Stéphan a cherché des passages cool avec quelques liaisons routières mais le plaisir est intense et les chemins méritent le détour. Nous avançons dans la bonne humeur et montons petit à petit sur les crêtes pour commencer à enquiller les singles du coin. Nous les connaissons en majorité mais c’est toujours un réel plaisir de les emprunter.

Le terrain est dur, très sec, par endroit c’est une sorte de fesh-fesh qui pulvérise un brouillard de poussière derrière les premiers. Majoritairement en descente, ils permettent de prendre de la vitesse et c’est très grisant de piloter nos VTT. Stéphan connait bien ces chemins, il ouvre la voie et il enquille fort ces enchainements de virage qui parfois se referment sévère et surprennent les trop optimistes. Quelques passages de racines et de belles descentes bien abruptes nous rappellent que nous sommes en VTT et lors des arrêts regroupement, ce ne sont que des sourires sur les visages de tous qui apparaissent.

C’est vrai que c’est un plaisir rare que d’enchainer les virages sur ces chemins, parfois étroits mais toujours piégeux. On rentre dans le virage, profite de l’éventuel rebord pour caler ses roues, sentir les pneus accrocher le sol, les suspensions se comprimer. On arrondi le virage avec les épaules, les suspensions se détendent et nous propulsent dans le virage suivant, un doigt sur le frein arrière, au cas où, et on enchaine virage sur virage, on amorti le trou, la bosse, la racine, bref pas le temps de rêver, mais du plaisir et de la passion pur jus.

Nous croisons quelques piétons qui ont la gentillesse de se mettre sur le côté et d’échanger un petit « bonjour, bonne balade » amical avec nous jusqu’au moment ou dans une descente sévère nous croisons deux dames sur le côté du chemin. Je les salue et les remercie lorsque l’une d’entre elle me lance un « c’est ça connard ».

Petit freinage et me tourne vers cette charmante personne pour ramasser une nouvelle salve d’amabilités.

  • Vous nous faites chier bande de connards, vous pouvez-pas nous foutre la paix ?
  • Chère madame les chemins sont à tout le monde, il faut savoir les partager
  • vous nous faites chier, vous n’avez qu’à vous arrêter et allez faire chier les gens ailleurs
  • (C’est vrai qu’il est plus facile d’arrêter 5 vélos en descente sévère et se mettre de côté pour laisser monter deux piétons que de faire un pas de côté pour laisser descendre les vélos.)

    Cette charmante dame ayant cru que notre intimité momentanée lui permettait de me traiter de doux noms d’oiseaux, je lui rappelle la bien séance et lui montre in-peto l’étendue de mon vocabulaire, riche, varié et surtout ordurier.
    Mais quelle connasse cette femme.

    Je retrouve la troupe passablement énervé, eux sont pliés de rire. Et oui, c’est la nouvelle génération de marcheurs, tout leur est dû. Nous reprenons notre chemin pour monter sur les hauteurs de Goirans par un sentier sympa qui nous mène près des cours de tennis ou nous effectuons une petite intervention mécanique. Pendant ce temps, Philippe se transforme momentanément en arbitre de tennis. Avant de se faire pourrir par les joueurs, nous reprenons notre chemin par une très belle descente, très pentue à l’adhérence précaire.

    Devant moi, un gros nuage de poussière, j’arrive et vois, pleine pente, Anthony se relever, et d’une. Petite faute mais sur ce terrain, elle se paye cash. Nous repartons lors que je vois un joli GPS par terre. Ce serait gâcher que de le laisser là. Je Stoppe comme je peux, récupère l’objet et repart difficilement dans la pente pour me bloquer quelques mètres plus loin, sur une descente en dévers très pentue. Je ne me la sens pas, je passerai à pied alors que je sais avoir la technique pour passer beaucoup plus pentu. C’est dur de vieillir. E bas Anthony est tout heureux de retrouver son GPS.

    Nous continuons notre parcours pour attaquer une petite montée qui débute par un passage un peu technique qui permettra à Anthony de nous faire au ralenti un joli salto avant, sans bobo mais spectaculaire… ET de deux.

    Nous arrivons en bord d’Ariège pour prendre à vive allure ce single bien connu de tous mais toujours aussi amusant. La matinée avance et nous décidons de monter à Clermont le Fort pour terminer par une belle descente avec de la pente, de grosses racines, des marches mais toujours avec la possibilité de choisir sa trajectoire. Etre bien équilibré sur le vélo, maitriser le freinage, c’est essentiel et c’est tellement plaisant de passer ces difficultés. J’arrive sur une marche, pleine pente, freinage des deux freins, la roue avant saute la racine, le vélo pivote autour de la marche, je sens la roue avant prendre contact avec le sol, la fourche s’enfonce progressivement, l’arrière bascule et reprend contact, les suspensions se détendent je lève la tête pour choisir une nouvelle trajectoire et je vois Anthony un peu en vrac sur son vélo, pas par terre mais à l’arrêt et en vrac… et de trois.

    Arrivés en bas le sourire est sur toutes les lèvres. IL ne nous reste plus qu’à revenir au départ en prenant un sentier sur les bords d’Ariège, pour cela il faut passer une petite chicane faite par des blocs de béton et là gag. Notre CETELEM national se prend une borne…et de quatre.

    Après les vannes de circonstance, nous progressons sur un sentier en bord d’Ariège qui permet aux Toulousains d’aller se mettre au frais. On dirait une plage guadeloupéenne pendant les fêtes de Pâques. Du monde partout, des BBQ allumés, de la musique bref les gestes barrières sont oubliés. La « promise cuitée » comme le disait le regretté Coluche est totale, le virus a un bel avenir.

    Nous rentrons donc chez Stéphan tranquille où un bel apéro nous attend, dans les règles sanitaires qui s’imposent aujourd’hui. Paquets de chips individuels, rondelles de saucisson et roulé de fromage avec piques, bref un apéro hygiénique. Ce moment privilégié nous a donné aussi l’occasion d’admirer les œuvres de Laëtitia, la femme de Stéphan. Visiblement elle a du talent, de la technique ce qui donne de très belles toiles, contemporaines. Superbes.

    Merci Stéphan pour cette belle matinée et ce très beau parcours, à refaire car à la portée de tous même sans être très entrainés. Si j’en crois les sourires vus sur les visages de tous, la matinée a vraiment été appréciée. (Autant que la bière à l’arrivée)

    Et puis on a enfin retrouvé CETELEM