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Rando de Saint Lys (Haute-Garonne) du dimanche 25 septembre 2016

26 septembre 2016 No Comment

Alain disparu, Jérôme qui teste son nouveau GT carbone à Nantes, Philippe épuisé par son préparateur Physique, Stéphan et Anthony retenus par des contraintes professionnelles et Jean-Louis et Thierry occupés à reconstruire les châteaux cathares de SEIX à Argelès, il ne restait que Nicolas et Charly pour participer à la randonnée de St LYS. La météo prévoyant des trombes d’eau pour ce dimanche, les pneus cramponnés sont montés par précaution. Après un échange de SMS matinal, nous nous retrouvons à St LYS pour une randonnée qui ne se présente pas sous les auspices annoncés et c’est tant mieux. Le ciel est certes gris mais pas de pluie à l’horizon. Départ groupé à 9 h pour plus de 400 participants. Le problème avec les départs groupés c’est qu’il faut partir vite pour se dégager du groupe sinon, les singles deviennent une procession relativement peu agréable. Malgré nos efforts, c’est ce qui s’est passé, au début du moins. Après quelques kilomètres, les chemins se dégagent et nous roulons par petits groupes, mais pour cela il a fallu partir vite, trop vite peut être et si nous disons qu’on va lever le pied, en réalité il est très difficile de ralentir et de se refaire une santé. Les chemins que nous empruntons sont durs, non pas techniquement mais la terre est quasiment du béton recouvert de poussière. C’est très glissant si on se donne un peu de vitesse. Pour rester sur ses roues, attention soutenue et obligatoire d’autant que les quelques descentes qui nous sont proposées sont bordées d’ornières profondes et parfois masquées par des herbes folles.  Les organisateurs ont fait de sacrés efforts pour nous proposer un parcours sympa et ludique avec de beaux chemins et aussi beaucoup de single. Ce n’est pas évident aux alentours de Toulouse. Mais ces chemins sont aussi utilisés par les amateurs de quads et cela a pour conséquence de creuser de profondes ornières dans ces superbes chemins tracés en sous-bois. Arriver plein badin dans un virage avec deux grosses ornières au milieu, sans possibilité de passer à coté, il faut viser juste et mettre les deux roues sur l’étroite bande de terre qui reste entre les deux saignée. Et bien entendu, le terrain étant particulièrement sec et glissant, la faute nous guette. Et elle me rattrape dans un virage particulièrement vicieux. Je place bien mes roues au-dessus de l’ornière mais ma roue avant glisse sur la poussière et boum. « Habemus Papam », comme lui j’embrasse notre sainte terre.  Un peu froissé, je me relève vite fait, secoue la poussière sur le maillot et repart avec Nicolas, toujours sur ses roues, lui. Nous avançons à bon rythme et en haut d’une longue montée, juste à l’entrée d’une ferme, il y a une mob stationnée là, dans un état neuf, une bleue. En un clin d’œil je rajeunis de 45 ans. LA MOB, l’outil de liberté, on passait à la pompe prendre du mélange, ça coûtait 1,20 francs le litre (30 cts d’€) on roulait la serviette sur le porte bagage et direction la mer. Les pieds sur les reposes pieds au-dessus des pédales folles qui tournaient seules lorsqu’on roulait, en position de recherche de vitesse, on tapait le 45 km/h à fond, sans casque. Que de balades autour de Perpignan, avec les copains….mais ça c’était avant. Pour l’instant, on quitte la route et on oblique sur un chemin bien droit qui descend sur le terrain de moto-cross d’Empaux. Terrain superbe mais en vtt, la piste prend une autre dimension. Nous n’en faisons qu’une partie mais quel plaisir de passer sur ces virages larges qui, en moto doivent être grisants. Bien sur l’avant, les gaz ouverts en grand, l’arrière dérive progressivement, on laisse aller la moto pour aller s’appuyer sur la bordure du virage et on s’arrache du virage sur la roue arrière… mais là je rêve. Revenons à notre parcours, nous sortons du terrain par une grosse montée, je me retourne, Nicolas n’est plus là. Je m’arrête 2 minutes et je le vois arriver, il a l’air entamé. Si j’osai, je dirai que notre chef cuisinier est cuit. Une topette et c’est repartie pour les quelques km restant que nous ferons sous un ciel gris et sans que la pluie annoncée ne vienne nous perturber. Pour finir cette rando, histoire de nous achever, les organisateurs nous ont mis un raidar ou il faut vraiment s’arracher pour arriver sur un petit sentier défoncé et dur. Là-dessus, une seule solution, du braquet et à fond, mais quand on est fatigué ce n’est pas évident. La pulpe bien décollée du fond, on arrive à St LYS ou une saucisse/bière nous attendent. Voilà une belle rando qui contrairement à ce qui était prévu par météo France, s’est déroulée dans d’excellentes condition pour notre plus grand plaisir. Encore une fois les absents ont eu tord.

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