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Samedi 7 octobre Villasavary RANDO DES COUSTOUS

9 octobre 2017 No Comment
Une fois n’est pas coutume, Le Stone se réunit samedi à 11 h pour participer à cette rando qui m’avait laissé un très bon souvenir l’année dernière. Enfin, quand je dis le STONE c’est Alain et moi. Il est vrai que cette date inhabituelle ne permet pas à tout le monde de se libérer de ses obligations. Direction VILLASAVARY pour une après-midi de vtt ensoleillée. Arrivés sur place nous garons la voiture dans un champ fraîchement labouré, heureusement il fait sec et pas de pluie de prévue sinon ce serait sangle et tracteur pour sortir, mais il y a du monde. On remplit les formalités habituelles et départ pour la grande boucle de 42 km et 1200m de dénivelé. Démarrage cool par un chemin agricole bien dur et bien sec et pourtant, pas de poussière. Ça grimpe d’entrée, on évite de s’emballer avec l’euphorie habituelle du départ et petit à petit nous remontons doucement sur d’autres randonneurs lorsqu’une flèche nous indique un single sur la droite, face à la pente. Alain passe devant, ça grimpe fort et soudain, LA BOUGNE. Pas longue, 10 m peut être 15 mais impressionnante, un petit replat de 50 m et rebelote, 15m vraiment abruptes. Et ça dure comme ça jusqu’en haut de la colline. Devant, je vois la roue d’Alain qui mord la terre, il passe doucement mais il monte. Déjà « qu’Enfume premier » nous attend sur la route pour nous régler notre compte, « Enfume second » ne va pas me ridiculiser. Du coup, je m’arrache du bas de la pente, le vélo grimpe avec une adhérence remarquable, l’avant voudrait bien se lever, faire demi-tour, je rétablis l’équilibre, les cuisses brûlent mais la bosse passe. C’est une satisfaction toute personnelle mais c’est un vrai plaisir que de passer ces difficultés conséquentes et spectaculaires. J’imagine toujours, les acheteurs de vtt à 90€ en super marché s’ils nous voyaient passer ces montées abruptes. Ils comprendraient très vite que malgré les tétines, ce ne sont pas les mêmes vélos. Je suis certain qu’ils seraient sidérés de voir ou nous passons. Arrivés en haut sur le vélo, nous poursuivons le single qui serpente sur la crête et débouchons sur une piste ou s’est regroupé de nombreux participants. Il y a un single qui descend sur la gauche et tout le monde hésite à s’engager. Il semblerait qu’il y ait une marche « terrible » en bas. Alain double les indécis et s’engage, ça descend sévère, virage à droite, à gauche puis le single prend pleine pente, il arrive sur le bas, ou est la marche et là, ils y a quelques vététistes accrochés aux branches qui descendent le vélo de main en main. Arrivés à 10 m de l’obstacle, Alain stoppe et descend lui aussi du vélo. Il n’a pas vraiment la place de passer et puis psychologiquement, de voir tout le monde à pied, ça n’aide pas. Je stoppe pleine pente et attends que l’horizon se dégage. La piste libre, je m’engage dans la pente. Merci les freins à disque, on sent bien qu’ils retiennent l’équipage parce ça descend, la vache. Arrivé près de la marche, je choisi la saignée qui a son arrête arrondie. La selle baissée (ça c’est top) ça passe sans difficulté, le tout est de vaincre l’appréhension et le vide. Je suis certain que si Alain avait été derrière moi et non avec les mecs à pied, il serait passé. On continue sur du mono trace qui grimpe à nouveau sur la crête avec un paysage extraordinaire. On n’a vraiment pas idée lorsqu’on roule sur l’autoroute qu’à quelques kilomètres dans les collines, il y a de tels points de vue. Superbe. Les kilomètres défilent lentement et toujours en prise. Aucun moment de relâchement possible. On arrive au premier ravitaillement, complet et varié. Quelques minutes d’arrêt et c’est reparti sur des singles toujours abruptes. Si toutes les intersections sont assurées par des signaleurs, le fléchage par contre laisse un peu à désirer. Ça va pour celui qui connaît le coin pour les autres c’est bien moins évident. On enquille une très longue descente rapide avec quelques ornières mais le plaisir de descendre est largement diminué car mis à part une petite flèche à l’entrée, aucune marque confirmant qu’on est bien sur la bonne piste n’est visible. Du coup, on ralenti, on cherche on attend bref, un petit bout de rubalise et le plaisir aurait été complet. Arrivés en bas, il faut forcément remonter. Quelques efforts supplémentaires nous amènent sur une piste qui longe la crête mais toujours en montée. Alain est toujours plein de jus. L’entrainement ROBOCOP d’Anthony porte ses fruits. L’allure même modérée ne faiblit pas et rares sont ceux qui nous doublent. Après une petite erreur de parcours due à un fléchage parfois surprenant (pas de flèche avant le changement de direction et une rubalise après le virage) on arrive sur un single qui serpente en descente au milieu des genêts, ça virevolte avec des dévers de folie, tout en roulant, je pense aux tétines latérales des pneus. Heureusement qu’elles sont là et mordent le terrain sinon ce serait un billet pour par terre assuré. Arrivés en bas, tout le monde a un large sourire, comment pourrait-il en être autrement ? Seulement voilà, il faut remonter encore et encore. Les forces commencent à être largement entamées, heureusement, un petit ravito bien placé nous réconforte et nous repartons toujours sur du mono trace en grimpette pour attaquer une jolie descente à flanc de colline avec du virage pleine pente et en dévers, c’est chaud mais ça passe. Sauf pour Alain, le dernier virage à gauche, il n’a pas aimé. Il n’aime pas à gauche. Comme tout le monde, il a un côté préféré, mais compte tenu de la pente impressionnante il est resté bloqué. On profitera de l’hiver pour travailler la technique du virage en descente. Petit à petit nous sentons que les forces diminuent. On gravit les côtes avec plus de difficultés notamment une grimpette ou il faut s’arracher pour franchir les 200m pleine pente. Arrivés en haut on est un peu (beaucoup) détruits. Les km défilent lentement et nous rentrons sur un single qui tourne, contourne et s’enroule autour des arbres d’un bois. C’est très joueur, surtout que le chemin est en pente douce. J’ouvre la piste, je suis cuit, et décide donc d’éviter la dernière boucle du grand parcours d’autant que le compteur affiche déjà 40 km. Alain me rappelle à l’ordre et s’engage dans la descente technique et sympa qui nous fait tourner le dos à VILLASAVARY. Arrivés en bas, vous l’aurez deviné, il faut remonter par un single pentu à souhait. Le peu de forces qui nous restent ne suffisent pas à nous permettre de monter en vélo et c’est donc à pied que nous progressons lentement. Nous débouchons sur une piste qui retrouve le parcours des 35 km. Je suis complètement cuit. Alain, je te haie. Une dernière rampe pour retrouver le circuit, je n’ai plus assez de jus, je descends pendant qu’Alain passe à côté de moi sur le vélo. 10 m plus loin, il s’arrête, il a une crampe sur la cuisse. Je passe à côté de lui sans un regard, sans un soupçon de compassion. La prochaine fois tu me suivras au lieu de tourner le dos au parcours de retour. Je finis la montée et l’attends un petit moment, le temps que le doc règle ses problèmes de cuisse. Il me rejoint enfin et nous terminons ensemble cette ultime boucle qui nous ramène au départ ou nous retrouvons quelques copains habitués des randos. Ils sont fatigués, nous aussi et c’est vraiment avec plaisir qu’on se tape dans la main et qu’on prend une bière bien mérité[F1] e. Au final ce sont 47 km et 1500 m de dénivelé que nous aurons faits à presque 12 de moyenne. Ce n’est pas terrible mais vu le programme c’est pas mal du tout. Merci Alain d’avoir partagé avec moi cette après-midi d’efforts sous le soleil automnal bien agréable. C’était très dur mais c’était très bien.

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