Absente en 2006, re-voila pour notre plus grand bonheur cette magnifique rando intitulé les « 2000 de Bruniquel ». L’édition 2005 m’avait laissé un superbe souvenir et c’est donc avec impatience que j’attendais de me faire mal au mollet sur cette nouvelle édition.
Le rendez-vous fût planifié sur le forum et oralement avec OTB31, ToxDisk et puis RockRider31 qui cherchait un co-voiturage. Malheureusement, ToxDisk s’étant fait mal au dos, n’a pas pu se joindre à nous.
C’est donc à trois que le rendez-vous se planifie la veille. Le jour J, OTB31 passe chez RockRider31 et ensuite viennent chez moi pour partir à 7h45. Mes 2 compères sont chez moi à l’heure, on charge mon scénic sous la pluie tout en se demandant si ça vaut le coup de faire le trajet… Mais nous tenons bon et partons dans les temps prévu. La route se passe dans la bonne humeur et la rigolade, malheureusement la pluie ne cesse de tomber tout le trajet, et nous nous inquiétons de ne voir aucune voiture chargée avec des vtt aller dans le même sens que nous.
Nous arrivons à Bruniquel vers 9h, la pluie est fine mais toujours là et la température est fraîche : 6°C.
Quelques voitures sont garées et nous rassurent : nous ne sommes pas les seuls à nous être lever. Cependant on ne peut vraiment pas dire qu’il y a foule car seulement une grande trentaine de voitures sont là.
On décharge les vélos, on se prépare et partons en direction des inscriptions en espérant que la rando ait bien lieu et qu’on n’a pas fait le voyage pour rien. En chemin nous croisons des vttistes faisant demi-tour en disant que la rando est annulé, arf… On décide cependant de continuer pour en être sûr. Durant toute la traversé du village nous ne croisons personne. Enfin, nous arrivons aux inscriptions et une petite activité y règne. C’est là que nous retrouvons Gooniaf et Loubine31, ils nous avaient annoncés leur venu sur le forum. Loubine31 ne roulera pas et le temps que Gooniaf se prépare, OTB31, RockRider31 et moi filons aux inscriptions pour prendre des nouvelles de la rando. Lorsqu’on arrive devant la porte, une affiche nous met de suite au parfum : « RANDO ANNULEE INFORMATIONS A L’INTERIEUR ».
Nous rentrons donc pour voir ce qu’il en est. Des membres de l’organisation sont à l’intérieur et renseignent d’autres personnes puis viennent à notre rencontre et nous explique que la pluie est tombé fortement toute la nuit et que le terrain est trop glissant et dangereux pour faire la rando et dans une soucis de responsabilité et de sécurité ils ont décidé d’annuler. Cependant, le balisage est en place et nous pouvons faire la petite version des 2000 de Bruniquel (40km) de notre propre chef si le coeur nous en dit, car les parties trop dangereuses ont été dé-balisé et il ne reste que ce qui est praticable. Dans le cas ou on souhaiterais quand même rouler, on nous propose de nous donner gratuitement des barres de céréales et pâtes de fruits afin de faire nos propres ravitos car il n’y en aura aucun sur le parcours, on nous dit aussi que pour nous « dédommager » de notre trajet pour venir à Bruniquel, un repas gratuit sera offert à la fin de la rando pour tous ceux qui auront roulé ! Un grand bravo à leur façon de penser car au lieu d’annuler tout simplement et nous laisser nous démmerder tout seul, ils font ce qu’ils peuvent pour aider dans la mesure de leurs moyens.
Nous prenons donc un petit café que l’organisation nous offre, prenons de quoi se ravitailler dans nos sacs et nous partons sous la pluie pour faire la rando.
Gooniaf et 3 de ses amis partent en avant. Le tracé au départ n’est pas le même qu’en 2005 et au lieu de partir en direction du coeur du village et de son célèbre bouchon dans la montée, nous partons par la route qui s’en éloigne. Nous descendons un peu puis passons sur un petit pont et roulons sur les bords d’un terrain vague et nous arrivons à un embranchement de routes. Au dessus de nous, on peut apercevoir Bruniquel perdu dans la brume, le ciel est bas et une pluie fine tombe sans interruption, il ne faut pas plus de 5 minutes pour que nos cuissards soient trempés. Nous suivons la route et passons sur un petit pont routier et nous commençons à grimper doucement. Rapidement nous quittons la route pour prendre un single bien boueux… Par chance, c’est de la boue liquide, elle salie tout mais ne colle pas au pneus. Le single est superbe dommage qu’il soit dans cet état. On roule à bon rythme, RockRider31 est en super forme et OTB31 roule bien aussi. Des 3 c’est moi qui peine le plus dans cette boue qui nous freine légèrement. L’adhérence n’est pas formidable, dés que nous roulons sur des racines ou des pierres les roues s’en vont dans tous les sens, prudence donc ! Pas facile de faire des photos tout en roulant dans ce bourbier. Le single est très long et passe en pleine forêt, certains passages sont très feuillus et d’autres très éclaircis, mais par terre c’est toujours une belle couche de boue. Au bout d’un petit moment nous retrouvons Gooniaf et roulons avec lui, nous sommes 4 et ses 3 copains sont un peu en avant. Le single se met à grimper maintenant et c’est pied à terre que nous avancerons. Les pierres rendent le parcours trop glissant pour pédaler. Heureusement, la grimpette est de courte durée et nous continuons sur une single qui s’élargie progressivement en piste. Nous roulons à 7 après avoir rejoins les amis de Gooniaf. Le groupe se fractionne légèrement en fonction du niveau, mais tout le monde s’attend régulièrement. Nous arrivons sur une petite route de campagne que nous suivons brièvement avant de retourner dans la nature par une nouvelle piste boueuse. L’ambiance est bonne, on roule en groupe et on discute en roulant. Je reconnais le tracé par endroit car c’est le même qu’en 2005 et à la sortie d’un single sur la route, on retrouve les avions du groupe qui s’étaient avancés. A cet endroit nous faisons une courte pause, on mange on discute, on prend une photo de groupe et on repars rapidement car on est tous trempés et dès qu’on s’arrête le froid nous assaille !
Nous suivons la route un moment puis une piste forestière plus ou moins boueuse, le plus ayant été une double flaque prenant toute la piste sur 20 mètres. Une fois le bain terminé nous continuons la piste jusqu’a la route que nous garderons un bon moment. Rapidement nous sommes face à une belle descente, dommage que cela soit du goudron mais d’un autre coté ça permettra de battre des records de vitesses. Perso j’attendrais les 58km et je n’étais pas le plus rapide… les compteurs ont du s’affoler un court moment. Dans la descente les pneus en profite pour débourrer le peu qu’ils avaient accrochés, vive les pare-boues sous cadre !
Nous entrons dans le village de Cazals et le traversons et continuons toujours par la route, pour le moment c’est plat mais ça risque de pas durer car devant nous se dresse une splendide grimpette qui va nous faire mal aux mollets. Une fois la montée fini, le dénivelé reste constant un petit moment jusqu’a ce qu’une nouvelle grimpette se dresse devant nous et celle là, elle va faire mal ! Ca grimpe par moment à coup de 22%, heureusement que c’est du goudron, ça nous permet de grimper en roulant. La montée est longue et nous use à petit feu, RockRider31 est loin devant tandis qu’OTB31 et moi tirons la langue à quelques mètres l’un de l’autre. Notre ascension n’est pas terminée quand nous quittons la route pour prendre une piste, nous montons toujours mais moins facilement, le terrain redevient glissant sur les pierres et les racines. La piste se transforme en single et par endroit nous sommes obligés de pousser tellement le terrain est impraticable.
Le sourire nous revient un peu plus loin lorsque nous faisons face à une belle descente. Apres nous être fait plaisir, nous continuons sur un single puis sur une piste qui va grimper un peu et nous retombons sur un single. Le terrain n’est pas trop gras et assez roulant, le rythme du groupe s’accélère un peu jusqu’a ce que le single devienne vraiment joueur et descende. Là, ça devient du pur bonheur, on descend, on joue tout en faisant gaffe aux pierres trempées car par moment ça tiens à la chance de continuer sur le vélo plutôt que le cul par terre. A mi-descente on fait une petite pause et on peut apercevoir à nouveau Bruniquel qui est toujours dans sa brume, nous ne sommes donc plus très loin de l’arrivée. Nous rencontrons un marcheur qui emprunte le même chemin que nous. Apres la petite pause, je pars devant pour prendre les autres en photos à la fin de la descente. C’est toujours que du bonheur et je dépasse le marcheur que je préviens que mes 6 autres compagnons vont bientôt arriver. Une fois fini, je me mets en poste et j’attends que mes compagnons passe devant mon objectif. Je suis rejoins par le marcheur avec qui je fait un brin de causette. Mes compagnons arrivent sur la fin de la descente et je les prends en photo un à un. Une fois tout le monde en bas nous sommes au pied de Bruniquel, il ne nous reste plus qu’à prendre le même chemin qu’au départ mais en sens inverse bien entendu. La fin étant proche, le moral des troupes remonte et l’allure s’en ressent. Sur le petit pont, Gooniaf manque de tomber et de passer par dessus le pont, on peut dire qu’il a eu chaud ! Ayant eu plus de peur que de mal, nous continuons et avalons la dernière grimpette pour arriver enfin devant les « inscriptions ».
Nous sommes couvert de boue et nos vélos idem, un point nettoyage avec un jet d’eau aurait vraiment été le bienvenu mais n’ayant rien à disposition les vtt rentrerons tout crasseux. Mais pour le moment, on nous invite à nous déchausser et à rentrer nous restaurer ! La salle est chauffé, il y a plein de nourriture en libre service, un vrai festin après une telle sortie : soupe chaude, taboulé, pain, pâté, fromage, fruit, pizza, café… bref il y a tout pour bien se remette de l’effort, et tout ça : gratuitement ! Je dis un grand bravo à tous ces bénévoles qui malgré tout, nous ont permis de nous amuser et qui ont assurer un max malgré une météo vraiment mauvaise.
Apres le repas, nous avons regagnés les voitures, nous nous sommes changés, chargés les vélos tout boueux dans la voiture et sommes repartis content de notre virée.
Et c’est ainsi que se termine cette édition 2007 qui aura été bien originale dans son déroulement, vivement l’édition 2008, en espérant qu’elle soit sous le soleil et qu’on puisse pleinement profiter de ces magnifiques sentiers et de cette organisation qui mérite largement notre soutien !