17 février 2009

Bruniquel 2008

Une journée vtt ordinaire dans la vie d’un club. C’était dimanche à Bruniquel. Toujours de bons moments à vivre en groupe.
Concentration dense de Maillons pour les 2000 de Bruniquel. Quatre vingt pour cent du club qui se déplace en convoi ça cause. C’est le printemps on a faim de vtt, y a des montées de sève dans les jambes faut croire et ça donne seize membres actifs sur le coup.
C’est aussi une classique de début de saison qu’on revisite chaque année avec plaisir. Un site idéal pour le vtt, pas très loin de nos bases, qui retrouve en 2008 une belle fréquentation et une météo bien meilleure.
Oublié la sauce de 2007, place au terrain sec qui convient beaucoup mieux à tout le monde.
Départ libre donc on traîne un peu sur le village.
Mise en route tranquille sur le parcours qui vous emmènera au choix sur 70 ou 50 km.
Les premiers tours de roue sur le goudron pour rejoindre la première trace. Là les choses se corsent. Un bouchon épais se forme rapidement avec des dizaines de vététistes au mètre carré. Pas moyen de passer, donc il faut se faire une raison et attendre que ça se décante.
Sur les hauteurs déjà ça va mieux, l’heure de pointe est passée et le trafic est plus fluide.
Le parcours du raid est toujours plutôt rude, les bosses sont fournis et bien pentues et même si je les aies fait quelques fois lors de reconnaissance, c’est gaillard. D’autant plus que je me sens pas des jambes extras tout le long. Seul la plupart du temps avec l’impression de ne pas trop avancer, ça te rend les km plus longs et plus durs.
Le meilleur en vtt, c’est bien sûr les monotraces. Où que ce soit, c’est toujours la qu’on apprécie le plus ce sport Y en avait encore une fois un bon paquet sur le circuit, en alternance avec les pistes et chemins.
Le top ça reste les descentes. Faut se farcir de bonnes bosses pour se les gagner, mais une fois qu’on bascule, ça décoiffe pour peu qu’on ait le champ libre. Y en avait quatre au moins au programme et de bonne longueur à chaque fois.
Allez dans les descentes tout le monde se lâche j’imagine. Sinon où est le plaisir?
J’entends des voix maintenant dans les descentes. Une d’un côté qui me dit fais gaffe ici, et l’autre côté qui me dit fait gaz là. Et alors qui croire? Enfin bon, y doit y avoir un côté où je n’entends pas bien.
On n’est pas d’ici, et faut bien rentrer. Une fois passé le dernier des trois ravitos, on remonte sur le plateau pour parcourir le final superbe. Des pistes et sentiers tout en relance avant de s’enrhumer une dernière fois dans la descente finale. Sensations encore.
67 km et 1700 mètres de D+ sur mon compteur de retour au village. Ça va j’ai le compte pour cette fois.
Passage par le ravito d’arrivée pour faire descendre le sandwich et terminer la journée vtt. Une bonne sortie encore pour le club qui en appelle d’autres.

Bruniquel 2008 par XCrosseur09

XCrosseur09

En 2007, la pluie avait empêché le bon déroulement de cette rando qui du coup, avait été annulé. En 2008 il n’en sera pas de même, la météo promet un temps stable et non pluvieux durant la semaine précédent l’évenement. La rando s’organise sur le forum et malgré quelques bachage nous serons une poignée à faire le déplacement depuis Toulouse et ses environs. En ce qui me concerne, rendez-vous fut pris avec DidierVTT pour qu’il me récupère chez moi à 6h45, et comme d’habitude, c’est avec 10 minutes d’avance que ce cher DidierVTT frappe à ma porte. Qu’a cela ne tienne, je suis prêt ! On charge mon vélo et mon sac et nous voila partis en direction de Bruniquel. 7h45 nous arrivons sur le parking extérieur sans voir rencontré de problème quelconque sur la route. Malgré l’heure matinale, le parking commence à bien se remplir, signe d’une belle fréquentation malgré une météo fraîche et couverte. Arrivés presque en même temps que nous, Guy et Daniel que nous allons saluer, ils vont rouler sur le 50km.
DidierVTT retrouve son club  » La Roue Verte » venu en masse pour faire la rando. JHL est là lui aussi. Et c’est tous ensemble, qu’une fois prêt, nous prenons la route des inscriptions.
Quand nous arrivons, il y a pas mal de monde qui s’inscrit et un petit dej est offert. Un autocollant (fini les plaques de cadre) à poser sur nos gaines pour nous reconnaître nous est remis ainsi qu’un petit papier avec les numéros d’urgence, un bon pour un sandwich gratuit et pour finir un bon d’achat de 5€ à Culture Vélo de Blagnac. Et voila, nous sommes prêt a prendre le départ !

La rando

8h40, nous prenons le départ, DidierVTT et moi nous mettons en tête de faire le 70km, mais sans être sur de pouvoir y arriver, on fera un point « santé » à la bifurcation. Nous traversons le village par la route, contrairement à 2005, nous ne partons pas en direction du centre de Bruniquel mais prenons le départ de 2007. Un petit peu de route plus tard, nous rentrons dans un single (comme en 2007) bien boueux et très glissants car composé de rocher et de racine trempées, il faut faire gaffe car ça patine dans tous les sens. D’ailleurs c’est là que nous aurons notre premier bouchon ! Quelques secondes d’attende seront nécessaire pour recommencer notre progressions dans ce single « savonnette ». La Roue Verte et JHL sont déjà bien loin, ils ont attaqué d’arrache pieds à une allure que DidierVTT et moi n’avons même pas essayer de suivre. Nous continuons sur ce single, dommage qu’il soit si humide car il est joueur et très agréable, on franchi un ruisseau qui trempera définitivement les chaussures de DidierVTT. Nous sommes en sous-bois, et très vite avec les efforts fournis on marque un temps d’arrêt pour virer une couche de vêtement, puis nous repartons et c’est un gros ruisseau qu’il va falloir franchir en portant les vélos et faisant gaffe de pas glisser sur les cailloux. Une fois fait, nous continuons à rouler en pleine nature jusqu’a un vieux lavoir que DidierVTT va mitrailler avec son APN.
Là, les choses sérieuses commence, une belle grimpette en single nous fait face et vu le terrain glissant c’est en portage que la moitié de la grimpette se fait.
Une fois fini, nous retrouvons une petite route de campagne puis une piste forestière. Pour le moment, la galère des cailloux et racine glissantes est fini, mais par contre, les montées NON. Heureusement, la montée actuelle se fait par une large piste, ce qui permet aux plus rapides de doubler sans problème. un vttiste fort sympathique nous fait bien rire avec son casque et son sens de l’humour, il y a collé d’énormes oreilles et ça nous aide à grimper dans la bonne humeur. Nous traversons un tout petit village (4 ou 5 maisons sont là) en pierre ancienne, une merveille ! Pour le moment, nous montons bien plus que ce qu’on descend, une succession de montée va s’enchainer, jusqu’a une superbe descente technique qui va nous filer une pèche d’enfer, des cailloux partout, des marches à franchir, heureusement qu’on ne doit pas monter ça ! Puis une fois fini, nous retrouvons la route et nous descendons jusqu’au premier ravito au bas d’un village sur la place centrale. Une table est érigé avec uniquement des produits sucrée, mais bien fourni. Chocolat, brioche, fruit, Coca-cola sont là pour nous alimenter.
Au ravito, nous trouvons quelques XCrosseur09 qui ont eu le courage de quitter leur couette tel que : Kiki, Trax31 et RockRider31.
Après une petite pause restauration, nous reprenons le circuit, nous passons sur un pont entouré de barrière qui empêche le passage des petits engins motorisés et pour passer pas d’autre choix que de soulever le vélo car seul un piéton à la place de passer. Ensuite, nous prenons une route qui va grimper comme il faut, puis nous quittons la route pour continuer la grimpette en pleine nature sur une piste rocailleuse. Là, les mollets prennent cher ! Cependant, on monte presque tout sur le vélo et en chemin on se fait chambrer par un vttiste fort sympathique prénommé Fred. Fred roule avec un groupe tout aussi sympa que l’on côtoiera un bout de temps durant la rando.
Une fois en haut, nous allons alterner les petites montées et descentes, un coup sur route et un coup sur piste. Puis viens le temps d’une belle descente technique ou je me régale comme il faut, mais qui dit descente dit aussi montée… Et c’est repartis pour une montée « pas piqué des verts »… Nous grimpons en direction du rocher du Suquets et nous le faisons par un single rocailleux. Tantôt marchant, tantôt roulant, mais je me surprends à presque tout grimper sur le vélo. Une fois en haut, je retrouve Fred assis dans l’herbe. J’attends que DidierVTT termine la grimpette et nous continuons le single qui c’est aplani jusqu’a arriver au fameux rocher des Suquets ou un point de vue magnifique sur Penne nous attend. Nous continuons ensuite par un single qui va encore grimper mais pas longtemps.
Ensuite, un single très ludique et joueur, qui grimpe et qui descend, va nous permettre de nous amuser, jusqu’a arriver sur une descente de fou furieux, bien trialisante et technique. Perso je me suis vraiment régalé, même si une fois en bas les bras brûlaient un peu. J’attends que DidierVTT me rejoigne, mais ce dernier, pas rassuré par la descente, la fera toute à pieds. 10 minutes plus tard, il me rejoint enfin et nous continuons par la route. Mais très vite nous changeons de cap et descendons vers de vieilles bâtisses en pierre (sublime) puis passons sur un pont tout aussi vieux, et commençons une grimpette dans un single glissant. Au fur et à mesure que nous grimpons, nous pouvons voir sur le flanc de montagne à notre droite, les vttistes qui descendent par le single de fou furieux. Nous continuons à grimper, DidierVTT pousse de plus en plus et commence à avoir la fringale… Le premier ravito était au 15e kilomètre, il n’a presque rien mangé car il n’avait pas faim si tôt commencé, maintenant, nous sommes à 36km et toujours pas de second ravito. Du coup, DidierVTT fait un pause barre énergétique avant de poursuivre sa grimpette.
Nous sommes proches de Penne et la vue que ce village nous offre est superbe. DidierVTT à de plus en plus de mal à avancer, heureusement, la montée est fini et nous allons descendre un grand coup. La aussi je prends un réel plaisir à rouler. Une fois en bas, j’attend mon ami DidierVTT un bon moment et quand il arrive, nous continuons par la route et nous rejoignons Penne ou le second ravito se trouve. On est au kilomètre 39.
Ce ravito est plus fourni que le premier, en plus, on y trouve du salé (chips, pâté), du fromage et de pâte de fruit, DidierVTT reprend des forces et des couleurs. on nous annonce une douzaine de kilomètre avant l’arrivée.
Nous repartons après 10/15 minutes d’arrêt, traversons le village et descendons des escaliers, puis un single glissant ou la prudence est de mise et retrouvons une route. Nous passons sur un pont et prenons une route qui va grimper à coup de 17%. DidierVTT a retrouvé des forces et recommence à grimper vigoureusement, fini le portage ! Le ravito lui a fait grand bien.
Nous grimpons, grimpons et laissons Penne en contrebas. Puis la route s’acheve et nous continuons à grimper un peu sur un sentier avant qu’il ne devienne relativement plat, mais tout en étant sans dénivelé, ce sentier reste exigent car très caillouteux, puis ça se remet à monter et les mollets deviennent de plus en plus rouge. DidierVTT a retrouver une seconde jeunesse et n’a plus aucun mal à me suivre.
Nous prenons une piste rapide, et les kilomètres défilent plus vite, puis la piste se transforme petit à petit en single descendant et technique, là encore un pied royal. Puis un petit coup de nez ou il faut passer toutes les vitesses à gauche avant de retomber finalement sur la descente sur Bruniquel. La encore, une descente terrible ou je m’éclate bien comme il faut. Arrivé au bas de la descente, je retrouve la route qui conduit à Bruniquel. Je marque une pause et attend que DidierVTT me rejoigne. Une fois en bas nous prenons la route du départ mais bien entendu en sens inverse. Nous repassons sur le pont routier, descendons rejoindre un petit sentier qui va nous conduire tout droit sur un pont piéton et enfin à Bruniquel ou la montée jusqu’au village sera notre dernière grimpette. Et voila enfin l’arrivée qui est en vue, il y a du monde et un dernier ravito disponible. On utilise le ticket pour le sandwich et on bavarde à droite et à gauche, l’ambiance est bonne et même si personne ne se connaît, tout le monde est copain en partageant cette même passion.

Le retour

Après s’être restauré, nous retournons à la voiture et nous changeons, chargeons les vélos et les sacs et nous voila de retour vers Toulouse. Une heure plus tard nous arrivons chez DidierVTT qui m’a gentiment proposé de m’amener chez lui pour laver mon vélo avant de me ramener chez moi. Du coup, après une bonne douche du Rush, DidierVTT me ramène chez moi après une belle rando VTT et des jambes brûlantes, mais quelle rando ! Un super balisage, une super organisation (comme chaque année), de bons ravitos même si l’étagement entre les deux n’était pas des mieux, un tracé de folie, bref que du bon encore une fois !!! Merci à l’organisation et à mon ami DidierVTT.

Bruniquel 2007 par les maillons libres

Les maillons libres

Permettez que je vous fasse part d’un petit commentaire puisque j’ai un peu de temps là?
Le temps parlons-en tiens. On en trouve toujours du temps, pour faire un peu de vélo. C’est bien normal en fait, il y a un temps pour tout. Surtout si comme c’est le cas à chaque fois, on prend du bon temps. Et comme on aime ça, il n’y a jamais de contretemps finalement. Bref le vtt peut se conjuguer à tous les temps.
Dimanche 25 mars, on a vérifié encore une fois que le temps ne changeait rien à l’affaire.
Bruniquel 8h du mat, le jour se lève, il nous manque une heure de sommeil puisqu’on a du avancer le temps dans la nuit. Qu’importe, six Maillons Libres de Cornebarrieu, un peu décalés horaire, pour le nouvel épisode de ce raid connu et reconnu.
Sur la douzaine d’éditions précédentes, j’ai du le manquer une paire de fois tout au plus. Avec des hauts et des bas pour la météo, selon les années. Là c’était tendance bas pour le coup. De bonne heure dans la saison, et alors qu’on a pas eu d’hiver, voilà que ce jour là le temps fait des siennes. Un samedi bien pluvieux et une nuit abondamment arrosée inondent copieusement le parcours. Pour faire bonne mesure, ça continue de tomber le dimanche matin. Une pluie pas très forte mais sans interruption, qui a du en refroidir plus d’un et en inciter plein d’autres à rester sous la couette.
Jusqu’à huit cent inscrits les meilleures années, le bon plan vtt tombe à l’eau pour 2007. Malgré tout, une petite centaine de courageux a fait le déplacement, et se tient prêt pour une bonne dose de circuit détrempé. La météo et l’état du terrain incitent l’organisation du raid à une prudence légitime. Charly qui connaît bien son affaire, explique à la troupe d’irréductibles affairés devant le café, qu’il ne peut raisonnablement prendre la responsabilité d’envoyer des vététistes sur le parcours et garantir la sécurité de chacun tant les conditions sont aléatoires. Ainsi donc, les inscriptions ne sont pas prises en compte, mais ceux qui le souhaitent peuvent quand même emprunter les parcours balisés à leur convenance et sous leur propre responsabilité, et revenir ensuite sur l’arrivée pour se voir offrir un ravitaillement bien sympathique et à l’abri.
Pour nous c’est clair, j’y suis j’y reste. La plupart des personnes présentes feront de même. Même si on se doute que ça va pas être simple, la troupe de départ décide de boucler ensemble le petit circuit de 45/50 km. Le temps d’enfiler les tenues de camouflage, on enclenche pour s’éloigner du village. Quelques hectomètres de route pour bifurquer sur le premier sentier montant. Un sous-bois bien trempe à l’image du parcours. C’est bien mou sous la roue, ça tortille dans tous les sens, mais ça passe bien, on monte tranquille sans forcer. Je me souviens de certaines années où on traînait deux kilos de boue à chaque roue, là non, c’est tout l’inverse. Les pneus, c’est d’ailleurs la seule chose qui reste propre tellement c’est détrempé. Les fringues changent de couleur rapidement dès qu’on prend un peu de vitesse sur les premiers chemins roulants. Malgré le garde-boue, le masque de terre est inévitable.
Dans les descentes, c’est vtt on ice. Très glissantes, bien fournies en pierres remuantes ou en plaques façon dalles de marbre. La part belle est faite à la technique, ça fuse et faut bien doser sa vitesse. Prière de lécher les freins juste ce qu’il faut pour rester dans le bon sens. Quelques virages relevés par moments qui sont un pur bonheur et puis de bonnes portions rapides peu piégeuses où on peut pousser fort l’allure. Oui je sais j’abuse mais qu’est ce que c’est bon. Trois descentes de ce genre longues et pleines se sensations.
Les bosses sont gaillardes comme il se doit et coriaces sur ce type de terrain. L’adhérence est faible sur la roche et faut s’employer pour trouver le passage ou l’angle le moins glissant. Mais on arrive à monter quasiment tout pour peu qu’on ait les jambes.
Beaucoup de monotraces tout le long avec toujours un profil agréable. Même si le rendement sous la roue est moyen dans cette colle, on ne se lasse pas. Un peu de goudron pour traverser les villages comme Cazals ou encore celui de Penne. Joli coin, ça monte à peine. Arrivé sur le haut, le château planté sur le rocher attire immédiatement le regard. Il est un peu moins en ruine que nos transmissions qui commencent à fatiguer. A la fin du bourg, vous disparaissez dans un escalier suivi d’un bout de descente tout en glisse. Extra!
Le final du parcours tout en surplomb sur une crête. Superbe. Un sentier tout en torsades qui incite à la relance avant de dévaler façon mégavalanche la dernière descente. Un dernier petit excès pour le plaisir.
Un petit km pour gagner l’arrivée et on se retrouve vite fait en tenue plus présentable pour déguster le petit repas prévu par Charly et sa troupe. On sait se tenir sur un vtt et on n’est pas pourris non plus autour d’une table surtout quand y a ce qui faut dessus.
Bruniquel 2007, ça aurait du être une belle fête pour plein de monde, ça l’a été pour toutes les personnes qui ont bravé le temps je pense. Loin de la galère qu’on aurait pu penser, on a au contraire passé une journée agréable vu les conditions. Certes c’était dans la boue, l’humidité ou le froid aussi par moments, mais ça fait aussi partie du vtt et le plaisir est réel une fois que c’est finit et plus encore avec le recul. Des souvenirs sympas qui restent encore une fois et ça vaut toujours le coup de se rendre dans cette région. C’est pas Gildas qui nous dira le contraire. Au fait, il est réapparu, soudainement entre le café et les croissants. Même qu’il a fait le parcours avec nous et tout et tout. Il tient la forme quand même.
On peut remercier et féliciter l’organisation. Pas simple de mettre en place un raid, de le peaufiner, d’y consacrer une longue préparation, de faire en sorte que tout soit bien calé et de voir ses efforts ensuite mal récompensés. Encore une fois, c’était une belle réussite de leur part. Le temps c’est le seul paramètre qu’on maîtrise pas (heureusement) et malgré tout ils ont fait avec et très bien fait même. Bravo et merci.
Le dernier mot je le laisse à Didier qui a décrit simplement ce raid pendant le repas: « C’était nickel, c’est normal c’est Bru…niquel »

Bruniquel 2007 par XCrosseur09

XCrosseur09

Absente en 2006, re-voila pour notre plus grand bonheur cette magnifique rando intitulé les « 2000 de Bruniquel ». L’édition 2005 m’avait laissé un superbe souvenir et c’est donc avec impatience que j’attendais de me faire mal au mollet sur cette nouvelle édition.

Le rendez-vous fût planifié sur le forum et oralement avec OTB31, ToxDisk et puis RockRider31 qui cherchait un co-voiturage. Malheureusement, ToxDisk s’étant fait mal au dos, n’a pas pu se joindre à nous.

C’est donc à trois que le rendez-vous se planifie la veille. Le jour J, OTB31 passe chez RockRider31 et ensuite viennent chez moi pour partir à 7h45. Mes 2 compères sont chez moi à l’heure, on charge mon scénic sous la pluie tout en se demandant si ça vaut le coup de faire le trajet… Mais nous tenons bon et partons dans les temps prévu. La route se passe dans la bonne humeur et la rigolade, malheureusement la pluie ne cesse de tomber tout le trajet, et nous nous inquiétons de ne voir aucune voiture chargée avec des vtt aller dans le même sens que nous.

Nous arrivons à Bruniquel vers 9h, la pluie est fine mais toujours là et la température est fraîche : 6°C.

Quelques voitures sont garées et nous rassurent : nous ne sommes pas les seuls à nous être lever. Cependant on ne peut vraiment pas dire qu’il y a foule car seulement une grande trentaine de voitures sont là.

On décharge les vélos, on se prépare et partons en direction des inscriptions en espérant que la rando ait bien lieu et qu’on n’a pas fait le voyage pour rien. En chemin nous croisons des vttistes faisant demi-tour en disant que la rando est annulé, arf… On décide cependant de continuer pour en être sûr. Durant toute la traversé du village nous ne croisons personne. Enfin, nous arrivons aux inscriptions et une petite activité y règne. C’est là que nous retrouvons Gooniaf et Loubine31, ils nous avaient annoncés leur venu sur le forum. Loubine31 ne roulera pas et le temps que Gooniaf se prépare, OTB31, RockRider31 et moi filons aux inscriptions pour prendre des nouvelles de la rando. Lorsqu’on arrive devant la porte, une affiche nous met de suite au parfum : « RANDO ANNULEE INFORMATIONS A L’INTERIEUR ».

Nous rentrons donc pour voir ce qu’il en est. Des membres de l’organisation sont à l’intérieur et renseignent d’autres personnes puis viennent à notre rencontre et nous explique que la pluie est tombé fortement toute la nuit et que le terrain est trop glissant et dangereux pour faire la rando et dans une soucis de responsabilité et de sécurité ils ont décidé d’annuler. Cependant, le balisage est en place et nous pouvons faire la petite version des 2000 de Bruniquel (40km) de notre propre chef si le coeur nous en dit, car les parties trop dangereuses ont été dé-balisé et il ne reste que ce qui est praticable. Dans le cas ou on souhaiterais quand même rouler, on nous propose de nous donner gratuitement des barres de céréales et pâtes de fruits afin de faire nos propres ravitos car il n’y en aura aucun sur le parcours, on nous dit aussi que pour nous « dédommager » de notre trajet pour venir à Bruniquel, un repas gratuit sera offert à la fin de la rando pour tous ceux qui auront roulé ! Un grand bravo à leur façon de penser car au lieu d’annuler tout simplement et nous laisser nous démmerder tout seul, ils font ce qu’ils peuvent pour aider dans la mesure de leurs moyens.

Nous prenons donc un petit café que l’organisation nous offre, prenons de quoi se ravitailler dans nos sacs et nous partons sous la pluie pour faire la rando.

Gooniaf et 3 de ses amis partent en avant. Le tracé au départ n’est pas le même qu’en 2005 et au lieu de partir en direction du coeur du village et de son célèbre bouchon dans la montée, nous partons par la route qui s’en éloigne. Nous descendons un peu puis passons sur un petit pont et roulons sur les bords d’un terrain vague et nous arrivons à un embranchement de routes. Au dessus de nous, on peut apercevoir Bruniquel perdu dans la brume, le ciel est bas et une pluie fine tombe sans interruption, il ne faut pas plus de 5 minutes pour que nos cuissards soient trempés. Nous suivons la route et passons sur un petit pont routier et nous commençons à grimper doucement. Rapidement nous quittons la route pour prendre un single bien boueux… Par chance, c’est de la boue liquide, elle salie tout mais ne colle pas au pneus. Le single est superbe dommage qu’il soit dans cet état. On roule à bon rythme, RockRider31 est en super forme et OTB31 roule bien aussi. Des 3 c’est moi qui peine le plus dans cette boue qui nous freine légèrement. L’adhérence n’est pas formidable, dés que nous roulons sur des racines ou des pierres les roues s’en vont dans tous les sens, prudence donc ! Pas facile de faire des photos tout en roulant dans ce bourbier. Le single est très long et passe en pleine forêt, certains passages sont très feuillus et d’autres très éclaircis, mais par terre c’est toujours une belle couche de boue. Au bout d’un petit moment nous retrouvons Gooniaf et roulons avec lui, nous sommes 4 et ses 3 copains sont un peu en avant. Le single se met à grimper maintenant et c’est pied à terre que nous avancerons. Les pierres rendent le parcours trop glissant pour pédaler. Heureusement, la grimpette est de courte durée et nous continuons sur une single qui s’élargie progressivement en piste. Nous roulons à 7 après avoir rejoins les amis de Gooniaf. Le groupe se fractionne légèrement en fonction du niveau, mais tout le monde s’attend régulièrement. Nous arrivons sur une petite route de campagne que nous suivons brièvement avant de retourner dans la nature par une nouvelle piste boueuse. L’ambiance est bonne, on roule en groupe et on discute en roulant. Je reconnais le tracé par endroit car c’est le même qu’en 2005 et à la sortie d’un single sur la route, on retrouve les avions du groupe qui s’étaient avancés. A cet endroit nous faisons une courte pause, on mange on discute, on prend une photo de groupe et on repars rapidement car on est tous trempés et dès qu’on s’arrête le froid nous assaille !

Nous suivons la route un moment puis une piste forestière plus ou moins boueuse, le plus ayant été une double flaque prenant toute la piste sur 20 mètres. Une fois le bain terminé nous continuons la piste jusqu’a la route que nous garderons un bon moment. Rapidement nous sommes face à une belle descente, dommage que cela soit du goudron mais d’un autre coté ça permettra de battre des records de vitesses. Perso j’attendrais les 58km et je n’étais pas le plus rapide… les compteurs ont du s’affoler un court moment. Dans la descente les pneus en profite pour débourrer le peu qu’ils avaient accrochés, vive les pare-boues sous cadre !

Nous entrons dans le village de Cazals et le traversons et continuons toujours par la route, pour le moment c’est plat mais ça risque de pas durer car devant nous se dresse une splendide grimpette qui va nous faire mal aux mollets. Une fois la montée fini, le dénivelé reste constant un petit moment jusqu’a ce qu’une nouvelle grimpette se dresse devant nous et celle là, elle va faire mal ! Ca grimpe par moment à coup de 22%, heureusement que c’est du goudron, ça nous permet de grimper en roulant. La montée est longue et nous use à petit feu, RockRider31 est loin devant tandis qu’OTB31 et moi tirons la langue à quelques mètres l’un de l’autre. Notre ascension n’est pas terminée quand nous quittons la route pour prendre une piste, nous montons toujours mais moins facilement, le terrain redevient glissant sur les pierres et les racines. La piste se transforme en single et par endroit nous sommes obligés de pousser tellement le terrain est impraticable.

Le sourire nous revient un peu plus loin lorsque nous faisons face à une belle descente. Apres nous être fait plaisir, nous continuons sur un single puis sur une piste qui va grimper un peu et nous retombons sur un single. Le terrain n’est pas trop gras et assez roulant, le rythme du groupe s’accélère un peu jusqu’a ce que le single devienne vraiment joueur et descende. Là, ça devient du pur bonheur, on descend, on joue tout en faisant gaffe aux pierres trempées car par moment ça tiens à la chance de continuer sur le vélo plutôt que le cul par terre. A mi-descente on fait une petite pause et on peut apercevoir à nouveau Bruniquel qui est toujours dans sa brume, nous ne sommes donc plus très loin de l’arrivée. Nous rencontrons un marcheur qui emprunte le même chemin que nous. Apres la petite pause, je pars devant pour prendre les autres en photos à la fin de la descente. C’est toujours que du bonheur et je dépasse le marcheur que je préviens que mes 6 autres compagnons vont bientôt arriver. Une fois fini, je me mets en poste et j’attends que mes compagnons passe devant mon objectif. Je suis rejoins par le marcheur avec qui je fait un brin de causette. Mes compagnons arrivent sur la fin de la descente et je les prends en photo un à un. Une fois tout le monde en bas nous sommes au pied de Bruniquel, il ne nous reste plus qu’à prendre le même chemin qu’au départ mais en sens inverse bien entendu. La fin étant proche, le moral des troupes remonte et l’allure s’en ressent. Sur le petit pont, Gooniaf manque de tomber et de passer par dessus le pont, on peut dire qu’il a eu chaud ! Ayant eu plus de peur que de mal, nous continuons et avalons la dernière grimpette pour arriver enfin devant les « inscriptions ».

Nous sommes couvert de boue et nos vélos idem, un point nettoyage avec un jet d’eau aurait vraiment été le bienvenu mais n’ayant rien à disposition les vtt rentrerons tout crasseux. Mais pour le moment, on nous invite à nous déchausser et à rentrer nous restaurer ! La salle est chauffé, il y a plein de nourriture en libre service, un vrai festin après une telle sortie : soupe chaude, taboulé, pain, pâté, fromage, fruit, pizza, café… bref il y a tout pour bien se remette de l’effort, et tout ça : gratuitement ! Je dis un grand bravo à tous ces bénévoles qui malgré tout, nous ont permis de nous amuser et qui ont assurer un max malgré une météo vraiment mauvaise.

Apres le repas, nous avons regagnés les voitures, nous nous sommes changés, chargés les vélos tout boueux dans la voiture et sommes repartis content de notre virée.

Et c’est ainsi que se termine cette édition 2007 qui aura été bien originale dans son déroulement, vivement l’édition 2008, en espérant qu’elle soit sous le soleil et qu’on puisse pleinement profiter de ces magnifiques sentiers et de cette organisation qui mérite largement notre soutien !

Propulsé par WordPress